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Je crois que c'est M Andissac qui a eu la première
voiture automobile, puis ensuite
M Grimaud. Elle tombait parfois en panne, alors il portait la viande avec la brouette. Aux Masséries, la première voiture fût celle de M
Bouzou, le forgeron puis, ensuite,
M Balitrand, Il avait une 201. A Bouziès-bas, M Rives, le mari de l'institutrice
fût le premier propriétaire et ensuite
Jean-Louis Milhau. On dénombrait à l'époque, trois ou quatre voitures,
deux ou trois camionnettes, la
route était déserte. Mais la vitesse était limitée à..................12 km/heure en 1928. Le premier tracteur a été celui de Henri
Dols.
Le tracteur ? Chez Ladoux. Je me souviens, nous
étions à table, et dés que nous
l'avons entendu, nous sommes sortis pour le voir passer. Ce devait être en 1955. Mon premier vélo, je l'ai eu à l'age de 15 ans. Le
premier ici, fut Auguste Marty. Il
avait beaucoup de demandes, tous les jeunes voulaient essayer, mais il ne le prêtait pas à tout le monde. Il fallait avoir une plaque sur soi pour utiliser un
vélo sur la route sinon on recevait
une amende. Mais les plaques étaient anonymes. Souvent, il n'y en avait qu'une par famille, même s'il y avait plusieurs vélos. Si nous souhaitions partir ensemble, nous demandions aux voisins de nous prêter leurs plaques. |
|
Il y avait des corvées journalières, oubliées
maintenant : porter l'eau et
le bois, allumer les lampes, faire la lessive avec
les cendres. C'était dur,
mais il n'y avait pas les soucis
d'aujourd'hui
L'Électricité
Avant, nous utilisions ; soit une lampe pigeon
(petite lampe) soit la lampe à pétrole plus grande. Je
me souviens de Louis et Irène Dablanc qui avaient chacun une lampe pigeon pour lire le journal ou pour aller au lit ; et si le pétrole manquait ils faisaient avec des bougies. La grande lampe ne servait que lorsqu'il y avait du monde ou les soirs de fête car elle consommait beaucoup. La première fois que j'ai vu une ampoule je me suis
demandé comment cela pouvait fonctionner,
allumer, éteindre aussi facilement. On ne savait pas comment cela faisait de la lumière. Ensuite, on a vu que c'était le courant qui arrivait et que lorsque ça ne marchait pas il fallait changer d'ampoule. Nous n'avions que des abat-jour en fer et de
couleur verte. Je me souviens les avoir recouverts avec
du tissu et agrémentés de perles. A Cahors, il y a eu la lumière avant ici bien sûr,
et ma grand-mère, durant les nuits où elle restait à
Cahors pour passer le tabac, empêchait de dormir toutes les autres femmes venues comme elle car, elle trouvait ça tellement joli et amusant qu'avec le bouton au bout du lit, elle n'arrêtait pas d'allumer et d'éteindre une bonne partie de la nuit. Moi j'ai vu l'électricité" pour la première fois à
Cabrerets. C'était avant l'EDF. Il y avait un moulin avec
une chute d'eau alimentant une turbine qui donnait de l'électricité au village. Mais le débit n'était pas suffisant et dans les rues les lampes étaient rouges car il n'y avait pas assez de puissance pour tout le monde. Tout le village fut raccordé en 1930-1931. Les poteaux étaient plantés à la main; ils étaient en bois. Quelle grande joie et quel confort ! Avant l'électricité, il fallait à la tombée du jour,
tous les soirs, garnir les lampes et puis ça sentait
mauvais si on en tombait. Le pain
J'ai fait le pain moi-même. On commençait par
mettre le levain- un petit bout de farine qu'on gardait
et qui prenait l'aigre, avec ce petit bout, on commençait à faire un "paillassou" de pâte, un peu de farine qu'on laissait lever. Certains mettaient d'abord la pâte. Chez nous, nous mettions d'abord l'eau et après on délayait la farine petit à petit et là, il fallait y aller ! à coup de poings et pétrir et brasser pendant une heure ou deux. En mieux la pâte était brassée, meilleur était le pain. Il fallait chauffer le four avec des fagots, bien éparpillés, puis on sortait la braise, les cendres, et ensuite on fermait le four, on disait "reposer le four". C'était pour que la chaleur se répartisse régulièrement dans le four. Ensuite il fallait enfourner. On divisait la pâte en poignées dans les paillasous. On laissait encore reposer sous un linge. Puis la pâte était disposée sur la pelle. Il fallait avoir un coup de main pour le mettre en place dans le four, bien la balancer, pour qu'elle ne reste pas collée à la pelle. Nous faisions le pain toutes les trois semaines, une fournée de sept à huit tourtes. Si le pain était trop dur, nous en achetions au boulanger et nous gardions le nôtre pour la soupe. Le boulanger était au bourg de Saint-Géry, il n'y a
jamais eu aux Masséries.
Il y avait un four particulier, à la maison,
Soulai, qui servait aux autres. Les gens faisaient la pâte chez
eux, puis l'apportaient pour l'enfourner. Pour ma part, à la rivière basse, j'y en ai toujours
vu un.
Il y avait un four privé qui était utilisé par les
autres familles qui laissaient " en paiement" une tourte.
Pendant la guerre, nous n'avions pas assez de blé
pour faire du pain et les produits
étaient rationnés. Nous faisions du troc
La lessive
Cela peut beaucoup étonner aujourd'hui, mais nous
ne faisions la lessive qu'une fois par an. Cela
durait trois jours ! Je faisais bouillir le linge dans un grand chaudron, avec les cendres en guise de lessive. Ensuite, il fallait l'arroser pendant toute une journée. Le lendemain, on le savonnait sur une table et après, avec la charrette, on l'amenait au Lot pour le rince. Une fois propre, le linge était étendu dans les prés où il séchait tranquillement. Les femmes allaient laver le linge, en bas au Lot,
avec la brouette et le baquet. Il faut bien le dire,
C'était le petit journal. Ca jasait beaucoup ! Tout le monde y lavait. L'eau du Lot devait avoir une meilleure qualité qu'aujourd'hui car je me souviens que Mme Ladoux disait qu'elle se plaisait à boire cette eau. Pour la maison, nous allions à la fontaine, sous le
village de Bouziés-bas. C'était une eau très bonne.
On venait de loin pour y faire la lessive car l'hiver elle était plus chaude qu'ailleurs. Je me souviens que le cheval y buvait l'hiver tandis que l'été il allait au Lot. Tous les jours nous amenions les bœufs boire à la rivière. Et pour les gros travaux nécessitant beaucoup d'eau on la portait avec des barriques. La cuisine
Pour faire la cuisine, nous utilisions un
"potager", une espèce de fourneau. Il était bâti en tuiles, dans
la cuisine. Nous y mettions des braises et les plats mijotaient doucement. C'était idéal pour les civets. Il y avait aussi le tournebroche pour les
volailles. Je me souviens des alouettes sauvages et des
grives. C'était délicieux ! Les "rimottes", sorte de crêpes de farine de maïs dorées à la poêle puis sucrées ; les "miques", boulettes de maïs avec jambon cuites dans un bouillon gras, excellent ! Il y avait peu de poste
radio. En 1939, on allait chez Louis Dablanc pour écouter
les nouvelles. Il avait un beau poste qui venait de
St- Etienne.
LES FAITS MARQUANTS
La méteo
Les orages
Mon gand-père m'avait raconté, lorsque j'avais une
dizaine d'années, qu'à la suite d'un orage de grêle
dans une vigne, il avait trouvé une compagnie de perdreaux morte, tuée par les grêlons. J'étais resté sceptique à cet égard. A la suite de l'orage du 7 juillet 1981, je pense qu'il disait la vérité. Il grêlait tellement que j'ai sorti le casque de la
guerre. Les voitures avaient des marques, les
vérandas et les velux s'étaient cassés, les feuilles des arbres étaient hachées menu et au camping des quantités de corbeaux avaient été éventrés par la grêle. En effet, le lendemain de cet orage, je me suis
rendu sur la petite place, face au passage à niveau du
Mas, et j'ai ramassé exactement trente huit petits oiseaux (passereaux, moineaux, pinsons, fauvettes et mésanges et deux chardonnerets. On peut penser que cet orage est l'orage centenaire. L'orage du 6 octobre 1960, s'est abattu sur une
bonne partie du Lot dans des situations
exceptionnelles. Le pont SNCF de Vers avait été emporté. Edmond Marty m'avait souvent parlé d'un orage
exceptionnel où il avait, dans un bruit
épouvantable, vu déferler une vague de deux mètres
de haut, disait-il dans les combes,
j'ai entendu les anciens dirent "les Combes
descendent"
Le Froid
Mon grand-père m'avait raconté également avoir
traversé le Lot, en face de Cuzoul à Mondiès, sur la
glace. Là encore, j'étais sceptique, jusqu'au fameux hiver
1956, où il a fait extrêmement froid et où la
surface du Lot était gelée. On aurait pu traverser le Lot sur la glace. Cet hiver a commencé exactement le 1° février. Le 31 janvier, avait été relativement beau, et le lendemain, le lundi 1 février, nous nous sommes réveillés avec un froid glacial, et la température est restée figée à - 10° jusqu'au 25 du mois. Cela a été quelque chose d'assez extraordinaire et mérite d'être noté |
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Inondation 1927
M Marty, le père de Marguerite Boissel attachait le
bateau à mi-escalier; M Andissac et son métayer
allaient à la ferme en bateau. Devant la mairie, c'était plein d'eau. Quand le Lot a dépassé son niveau, nous avons
commencé à avoir peur. L'eau est arrivée, repartie et
revenue aussitôt. La cave était inondée, les barriques flottaient. L'eau était juste en dessous du plancher de la cuisine. Normalement, quand il prévoyait une crue, mon père calait les barriques, mais cette fois-là, il ne l'avait pas fait. Heureusement, il y avait une trappe qui ne servait jamais au-dessus de la cave; pour l'occasion on l'a réouverte pour aller tirer les barriques et pouvoir ouvrir la porte. Les barriques ne s'étaient pas abîmées et nous n'avons pas eu les problèmes de M Del sol où la cuve s'était déplacée. Chez nous, par chance, et le hasard le robinet de
la cuve était resté ouvert et ainsi elle s'était remplie
au fur à mesure que le niveau de l'eau montait. Mais quand l'eau s'est retirée, il a eu beaucoup de vase. Nous avions un poulailler dans le jardin et quand
l'eau est arrivée au toit, elle l'a emporté comme
une
planche. Toute la plaine avait disparu sous l'eau. Les
terrains ont été ravinés et le courant a enlevé la terre
meuble pour laisser les cailloux. C'est depuis qu'il y a des bas fonds dans les champs. La sécheresse
Il y a eu un été très
sec. Entre Carnaval et septembre il n'avait pas plu. Tous les gens des
causses
venaient chercher l'eau ici à la fontaine, avec des barriques. Ils n'ont fait que cela durant des mois, porter de l'eau pour abreuver les bêtes ; aux environs des années 1947-195O . |
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SOMMAIRE |
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TOTALE BOURG MASSERIES
BOUZIES-BASS
En 1872 , 885 435 277 173 En 1882 826 416 262 146
En 1926447227 154 66
En 1962 356 222 105 39
En 1968 345 207 106 32
En 1982 318
En 1990 300
En 1999 353
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POPULATION DE SAINT- GERY DE 1872 A
1999 |
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LISTE DES MAIRES SE
SAINT-GERY |
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1808 François BALITRAND
1814 Jean Antoine LAMOURE
1816 Antoine DILHAC
1832 Hugues DABLANC
1835 Jean Antoine LAMOURE
1840 Hugues ABLANC
1848 Antoine DESPLA TS
1870 ANDISSAC
1871 Paul DILHAC
1884 Paul DILHAC (décédera en fonction en 1887
)
1887 Raymond CAYLA
1888 Raymond CAYLA
1892 Raymond CAYLA
1900 MARROU (au bénéfice de l'âge -pas
d'élection
d'adjoint -pas de quorum lors des Conseils municipaux - Démissionne en Août 1900 ) 1902 Raymond CAYLA
1904 Raymond CAYLA
1908 Raymond CAYLA ( démissionne le 25 avril 1909
-
réélu -re-démissionne le 5 juillet 1909 1909 Edouard REY
|
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1912 Edouard REY
1919 Louis BULIT
1925 Louis BULIT ( décède en fonction )
1927 Jean RIGOUSTE
1929 Jean RIGOUSTE
1935 Jean RIGOUSTE ( décède en fonction)
1937 Louis DECREMPS
1944 Louis DECREMPS ( Président Comité
de
Libération ) 1947 Léopold ANDISSAC
1953 Louis DECREMPS
1959 Henri BOISSEL
1965 Henri BOISSEL
1971 Roger COUDERC
1977 Roger COUDERC
1978 Pierre DECREMPS
1983 Pierre DECREMPS
1985 Michel DOLS
1989 Michel DOLS
1995 Michel DOLS
2001 Michel DOLS
2003 Bernard AUSTRUY |
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1808 François BALITRAND
1814 Jean Antoine LAMOURE
1816 Antoine DILHAC
1832 Hugues DABLANC
1835 Jean Antoine LAMOURE
1840 Hugues ABLANC
1848 Antoine DESPLA TS
1870 ANDISSAC
1871 Paul DILHAC
1884 Paul DILHAC (décédera en fonction en 1887
)
1887 Raymond CAYLA
1888 Raymond CAYLA
1892 Raymond CAYLA
1900 MARROU (au bénéfice de l'âge -pas
d'élection
d'adjoint -pas de quorum lors des Conseils municipaux - Démissionne en Août 1900 ) 1902 Raymond CAYLA
1904 Raymond CAYLA
1908 Raymond CAYLA ( démissionne le 25 avril 1909
-
réélu -re-démissionne le 5 juillet 1909 1909 Edouard REY
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1808 François BALITRAND
1814 Jean Antoine LAMOURE
1816 Antoine DILHAC
1832 Hugues DABLANC
1835 Jean Antoine LAMOURE
1840 Hugues ABLANC
1848 Antoine DESPLA TS
1870 ANDISSAC
1871 Paul DILHAC
1884 Paul DILHAC (décédera en fonction en 1887
)
1887 Raymond CAYLA
1888 Raymond CAYLA
1892 Raymond CAYLA
1900 MARROU (au bénéfice de l'âge -pas
d'élection
d'adjoint -pas de quorum lors des Conseils municipaux - Démissionne en Août 1900 ) 1902 Raymond CAYLA
1904 Raymond CAYLA
1908 Raymond CAYLA ( démissionne le 25 avril 1909
-
réélu -re-démissionne le 5 juillet 1909 1909 Edouard REY
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1808 François BALITRAND
1814 Jean Antoine LAMOURE
1816 Antoine DILHAC
1832 Hugues DABLANC
1835 Jean Antoine LAMOURE
1840 Hugues ABLANC
1848 Antoine DESPLA TS
1870 ANDISSAC
1871 Paul DILHAC
1884 Paul DILHAC (décédera en fonction en 1887
)
1887 Raymond CAYLA
1888 Raymond CAYLA
1892 Raymond CAYLA
1900 MARROU (au bénéfice de l'âge -pas
d'élection
d'adjoint -pas de quorum lors des Conseils municipaux - Démissionne en Août 1900 ) 1902 Raymond CAYLA
1904 Raymond CAYLA
1908 Raymond CAYLA ( démissionne le 25 avril 1909
-
réélu -re-démissionne le 5 juillet 1909 1909 Edouard REY
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ÉLECTIONS |
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LES ÉLECTIONS
Mes chers concitoyens
Deux ans ont passé, dans le chaos des lassitudes,
d'indécises, d'inquiétudes instinctives après
l'horrible tourmente, le canton de Saint-Géry a élu à ma place, au Conseil Général, mon ancien camarade de la D° B. L'insistance pressante de nombreux amis a triomphé
de ma résolution de rester à l'écart des
affaires publiques. Que ces deux années soient effacées ? Remettons à
l'œuvre d'union et de concorde qui fut la
mienne pendant vingt ans à laquelle M B. collabora dix années avec moi, et que j'avais cru affermie avec lui. Plus que jamais s'imposent et la voix populaire
réclame la concorde entre les hommes l'union entre
les peuples, le libre travail et la paix.. Plus de guerres, l'honneur et la liberté restants
saufs ; plus de dissolvante politique. Des actes ! La
France et la république sont inséparables. Respect absolu des croyances dont l'influence s'étend sur le monde et dans l'histoire ; donnons aux autres la liberté que nous réclamons pour nous. Fi des surenchères, l'expérience démontre
l'imprudence et l'erreur des prétendues réformes
Les grosses fortunes s'évadent de l'impôt, les
moyens et petits revenus sont écrasés. L'impôt sur le
capital serait une expropriation. Le paysan, conscient de ses devoirs il a fait
actuellement la preuve entend que nul s'y dérobe ; il
veut sa part d'encouragement, acceptant sa lourde part au labeur. Par la baisse organisée et subite des produits
agricoles, il a seul pâti, sans compensation, de la
tentative de diminution de la cherté de la vie. Le taux des retraites paysannes doit être amélioré, comme on l'a augmenté pour les fonctionnaires. Des économies sévères s'imposent
impérieusement : diminuer le nombre de
fonctionnaire :
fonctionnaire moi-même, je ne crains pas d'affirmer que l'Etat sera mieux servi avec moins de personnel. S'élever contre tous les gaspillages, les
largesses, trop souvent injustifiées, les réserver strictement
aux mutilés de la guerre ; vieux et jeunes, restés à l'arrière, n'auront jamais assez de reconnaissance aux familles de nos morts et aux vaillants survivants. Ne pas engager l'avenir par des emprunts
inconsidérés, les subventions sont des secours
trompeurs ; de l'Etat ou du Département, c'est toujours le contribuable qui paie. Réduire le temps du service militaire à un an et
même à la moindre durée compatible avec la
sécurité du travail national, laisser les bras à la terre. Dans l'intérêt de l'exploitation agricole des
échanges de bestiaux et des produits aux foires et
marchés, assurer le meilleur entretien de toutes les voies de communication, en établir de nouvelles dont les besoins sont urgents : de St Cirq à Cahors, il n'existe ni pont, ni passerelle reliant les deux rives du Lot. Ne pas entraver la liberté du travail par des
mesures décourageant les initiatives des entrepreneurs
de transport. Exiger le maintien des prix de livraison des
tabacs, obtenus, enfin grâce à l'action de nos syndicats
et de la fédération des planteurs. Encourager les syndicats agricoles dans leur
prévoyant et impérial fonctionnement ; et aussi toute
initiative qui saura utiliser les richesses naturelles de notre pays , de plus en plus privé de main d'œuvre, pour distribuer force et lumière. Tels sont rapidement résumés vos désirs, vos
besoins, vos volontés.
Dans le calme des esprits et des consciences, dans
l'ordre, l'économie et la paix, vous me conviez à
travailler de nouveau avec vous à la prospérité de ce canton, qui est mon pays, où partout m'appellent et me retiennent les anciens souvenirs, les vieilles amitiés, des liens de plus en plus étroits avec ma famille, et à qui je ne peux pas, je ne dois pas , je ne veux pas marchander mon dévouement. Je vous l'apporte entier et fidèle aujourd'hui
comme hier |
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EXTRAIT DE PROFESSION DE
FOI |
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DECISION DU CONSEIL
MUNICIPAL |
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LIMITATION DE
VITESSE |
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BLASON |
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BLASON |
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HOMMAGES AUX HOMMES
POLITIQUES |
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PERMIS DE CHASSE
1844 |
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LES ACTIVITES |
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LA LISTE DES ARTISANS ET COMMERCANTS EN
1900 |
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LE BOURG DE SAINT
GERY |
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LES MASSERIES |
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BOUZIES-BAS |
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PRODUCTION AGRICOLE
1912/1920 |
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|
FOIRES A SAINT
GERY |
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La foire avait lieu le 12 janvier-12 mars-26
avril-12 juin- 12 septembre et 9 novembre |
|
LA VIE A SAINT GERY AU
19° ET AU 20° SIÈCLE |
|
Dans les années 40-50, en partant du bas de
Saint-Géry, il y avait : juge de paix,
boucherie, perception, la poste avec deux employés et deux facteurs, agent EDF, agent- voyer, chef cantonnier, café, cordonnier, presbytère, dépôt de coopérative, deux épiceries, notaire, huissier, vérificateur de tabac, revendeur de machines Singer, agent de l'enregistrement, docteur, coiffeur... ; ainsi que des artisans : charron, maçon, rempailleur de chaises, tourneur sur bois. La perception a changé souvent de place : à
l'entée du bourg chez julien Marty, puis à
l'ancienne boulangerie prés de l'église, ensuite à l'ancienne poste, place de l'ormeau, et maintenant place de la gare. Il y avait aussi un
restaurant à "la cantine" au pont. Il servait les personnes travaillant
au
chantier du pont ainsi que les autres personnes de passage, je me souviens y avoir fait un réveillon du nouvel an. Avant la première guerre, le village comptait deux
cafés et un hôtel, car les mariniers y
faisait escale, au temps de la navigation sur le Lot, Le café de la marine se trouvait à l'emplacement de la maison Ségala, en plein village. L'autre café se situait au-dessus de ce qui était l'ancienne poste, vers le bas du village. Il a été transformé en épicerie. Une autre épicerie existait, au fond de la ruelle de la pharmacie. Il y eut deux autres épiceries : l'une dans le
renforcement de la place de l'ormeau qui fut
celle de Mme Gasc et l'autre en face de l'église qui celle de Marthe Meulet. Le cordonnier, M Ourcival, installé dans
l'actuelle maison Cariou, était le grand-père de
l'actuelle Mme Cariou. Le maréchal-ferant, grand-père Ségala, habitait sur
la place de l'ormeau, la maison où
habite toujours la famille Ségala. Le médecin était celui de Lauzés, Le docteur
Ganieyre lui succéda, il venait du Serpoul,
sur le causse, à cheval, puis il eut la première auto de la région. Pendant mon enfance, j'ai connu une foire, chaque
mois, avec des marchands de bestiaux
et des forains, au carrefour de la gare. Il y avait deux cafés aux Masseries. un chez
Bouzou, le forgeron qui, plus tard, y a adjoint
une épicerie pour sa fille; et un autre, en face de chez Faurie. Ah ! Celui-ci était tenu par un vieux célibataire, Justin Blanc dit "Buffalo". Ce surnom lui venait du cirque du même nom qui se déplaçait par train. Et un jour, le train est tombé en panne dans Coursibas. Tous les gens se sont précipités pour voir, à travers les wagons, ce qu'il y avait les bêtes en particulier. Et ce Justin avait une voix ! il faisait des exclamations de peu de choses, alors il en parlait tout le temps de ce cirque si bien qu'on fini par le surnommer "Buffalo". Justin Blanc faisait aussi restaurant. Les gens y
allaient pour jouer aux cartes et il leur
cuisinait des saucisses ou des côtelettes grillées. Il y avait une épicerie,
au fond de la Clede, à la maison Gayraud, à l'époque c'était
chez
Richard. Après il y a eu des épiceries ambulantes. Chez Dablanc, c'est beaucoup plus récent. Il y eut le "Caîfa", ça
date de longtemps. C'était un ambulant ; il se déplaçait avec
une
caisse, comme une grande valise sur deux roues, qu'il poussait ; genre Fernandel dans "Regain". Parfois il menait un chien. Le chien devant et lui derrière, qui poussait. Il avait l'épicerie la plus courante ; café, sucre, macaroni. Il ne passait pas régulièrement. Quand il passait, on y allait. A la maison Toulza, le cantonnier faisait barbier
le soir, chez lui, après son travail.
Puis ensuite le tailleur qui fit office de
barbier. Quand il y avait trois ou quatre personnes
chez le barbier elles finissaient au bistrot, à jouer à la manille. Je me souviens avoir servi de témoin de témoin
devant le juge de paix pour un cantonnier
qui s'était mis un brin d'herbe dans l'œil durant son travail. Les tuileries ça vient de loin. Moi, je n'ai pas
fabriqué les tuiles. Mon père y travaillait,
ainsi que mes sœurs. La maison Clary a été une des dernières fabriques; Il y avait la tuile canal, la grande tuile pour le sol et les cloisons. On avait un four qu'on chauffait au bois; la terre était puisée dans les champs. Les autres fabriques se trouvaient chez Marrou, Couderc, Soulié, et Delsol. Toutes les maisons de la rivière en faisaient. Les tuiles étaient transportées avec le mulet et la
charrette.
Mon grand- père ne savait faire que les
briques.
Seulement la terre n'était pas très bonne pour
cette activité et la briqueterie de Puy-
Blanc a provoqué la fin de cette activité. Ici à Bouziés-bas, c'était le bistro tenu par ma
gand-mère. Il y avait un genièvre à la
fenêtre comme enseigne. Il n'y avait pas de nom. Les gens savaient en voyant le genièvre qu'ils pouvaient manger. Ma mère a continué un peu, le dimanche surtout, Les gens venaient jouer aux cartes, prendre un café l'après-midi et les jours de fête, c'était le restaurant. Au début du 20°siècle, il y avait de nombreux
artisans à Bouziès- bas :
Une couturière, Marie Bouzou, en bas de la route
chez Vignals. Son mari était cordonnier.
Deux forgerons- Eloi Cazes- le père de l'ancien
maire de Bouziès. Il avait sa forge en bas
de l'emplacement de bus. Il venait deux à trois fois par semaine. L'autre c'était Bouzou, le forgeron qui restait aux Masséries. Il avait lui aussi un travail prés de l'école. Un charron, Magnes, qui faisait les roues de
charrettes et il les ferrait également.
Il y avait un tisserand, les parents d'Anastasie
Milhau.
A Lavit, il y avait même un fossoyeur !
Bouscadier.
Un curé : M Nouvel
Une institutrice, Mme Rives, son mari était
coiffeur à Bouziès- bas et il faisait fonction
de
secrétaire de Mairie. Il y avait du monde ;
toutes les maisons étaient habitées. Puis, petit à petit,
beaucoup
d'activités se sont arrêtées. |
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Je me souviens, quand j'étais enfant, nous étions
malheureux. Mon père allait à la
journée et il y avait quatre gamins à manger. Aussi, à dix ans, les enfants devaient travailler pour ne pas rester à la charge des parents; on était placé. Il n'y avait pas d'allocation, pas de secours. A dix ans, je labourais comme quelqu'un de
quarante ans, j'allais au pré avec ma
paire de bœufs. Je me rappelle, je devais avoir douze ans on m'a dit d'aller chercher ma charrette de foin et j'y suis arrivé tout seul. Les saisons et les cultures rythmaient la vie du
village. On plantait le tabac à la main,
au cordeau ; on sarclait, on le butait avec la vache ou le cheval. Les moissons, les vendanges, le battage de blé
étaient des grands événements. Une
occasion de se rassembler sous le hangar de la ferme, dans la poussière de la batteuse. Une fois le travail fini, les familles rivalisaient entre elles pour offrir le meilleur repas. Il y avait quelques libations, parfois ...... Décembre voyait des cochons se promener dans les
truffières dont la production, à
ce moment là, était assez importante. Les gens vivaient du tabac et de la vigne. Le
plateau était presque tout en vigne, le
tabac en bas. Pour préparer la terre, nous n'avions pas les outils
de maintenant. Il y avait de
grosses mottes. On y allait avec " lou bincat" ou la bêche et même avec les mains pour rendre la terre aussi meuble que possible. Pour planter le tabac, il fallait parfois pousser les mottes. Chez nous, nous labourions avec les vaches pour
commencer. Quand je suis rentrée
dans cette maison ici, il y avait un bœuf, et à fur et à mesure d'économies, nous avons eu une paire de bœufs et ensuite la charrue. Puis avec un peu plus d'économies, nous avons acheté le brabant et les autres outils. En 1939 nous avions des bœufs. Ils étaient encore
jeunes lorsque mon mari a été
mobilisé. Je ne pouvais pas les faire travailler car ils n'écoutaient rien, alors nous les avons vendus ; le tracteur est arrivé par la suite. Nous avions six vaches pour faire du lait. Il
fallait laisser ce lait bien au frais pour le
conserver et quand le refroidisseur ne fonctionnait pas, par manque d électricité ou à cause d'une panne, nous descendions les bidons dans le puits. Ensuite, avec une carriole, il fallait porter les bidons sur la route principale et le soir aller chercher ces bidons vides car le laitier ne passait pas a domicile. Les familles achetaient régulièrement et directement leur lait à la ferme. Les gens venaient avec un petit bidon et repartaient avec du lait tout frais. Quand j'étais jeune fille, nous allions faire du
bois en face, sous Serves. Chez nous,
nous nous servions plus du bateau que de la charrette. La maison avait une barque. Couper le bois était tout un travail. Une fois coupé, il fallait l'amener au fond du bois, puis au bord du Lot, ensuite le charger sur le bateau, traverser la rivière, décharger puis recharger sur la charrette et l'amener à la maison. C'était vraiment du travail ! Quand j'étais petite, et que le bateau était chargé, tout le monde ne pouvait pas y monter pour rentrer. Ma mère et ses sœurs allaient faire le tour sur le pont du chemin de fer et moi qui étais la plus jeune, on me mettait sur le tas de bois, tout en haut, avec mission de ne pas bouger car le bateau flottait tout juste à cause du poids du bois. Les moissons duraient de huit à dix jours, de
maison en maison. Chacun faisait son
gerbier. C'était du travail et un peu d'amusement pour la jeunesse. La batteuse arrivait : la locomotive et le batteur. Ils se déplaçaient avec les bœufs et ensuite avec le tracteur. Avec la locomotive, il fallait de l'eau qu'on apportait avec des barriques. Il fallait aussi fournir le bois et le charbon. C'était beaucoup de préparatifs. Les enfants participaient un peu au travail en
gardant les chèvres ; deux ou trois par
famille ; parfois Adrienne amenait ses vaches. Elles coûtaient plus à garder que les chèvres. Nous étions une bonne bande, nous dansions dans les combes. Quand ceux des villes arrivaient, ils étaient fous, ils nous entraînaient, nous savions qu'ils faisaient mal, mais nous disions rien. Les parents et les grands-parents travaillaient dur et ils n'avaient pas le temps, ni de s'occuper ni de surveiller les enfants. |
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Le maïs était ramassé en coque, mis sur des
charrettes, puis sous les hangars. Les
gens se réunissaient, le soir uniquement, pour effeuiller le maïs. Il y avait de l'ambiance et on mangeait bien. les jeunes et les vieux venaient également. Mon grand-père s'asseyait dans une grande poêle et avec le manche de celle-ci, qui plaçait entre ses jambes, il égrenait la coque de maïs. C'était une méthode originale ! Il y avait aussi le tabac, les vendanges, les
moissons. Les personnes s'entraidaient
beaucoup entre voisins, il y avait une solidarité. La modernisation et la télé ont tout cassé. On rentrait le tabac avec les bœufs et la
remorque, Il fallait d'abord le couper avec le
"poudet". Pour le faire pendre, nous laissions un bourgeon. Sinon, on mettait un "cabillou" en bois. Le travail du tabac était extrêmement minutieux et très surveillé à cause de la contrebande. C'était du nicker. Les pieds étaient comptés dans le champ. Il fallait marquer les manquants avec une petite branche. Ils étaient comptés pour huit à neuf feuilles. Tout devait être livré, même les mauvaises feuilles étaient portées à la régie, en vrac. Avec les bonnes feuilles, triées par longueur, nous faisions des manoques de vingt-quatre feuilles, plus une pour l'attache. Ensuite, nous faisions des ballots de deux cents manoques. On chargeait les balles ainsi faites sur une charrette jusqu'à la gare de Conduché puis dans le train jusqu'à Cahors. A Cahors, il y avait des transporteurs pour le porter jusqu'à la régie des tabacs. Le propriétaire était là pour sa récolte et la faire compter. Le tabac n'était passé, c'est à dire vendu, que le lendemain. Il fallait donc rester deux nuits à Cahors. Presque tous les hommes fumaient, ils roulaient
eux-mêmes leurs cigarettes et
pendant la guerre on fumait de tout. Toutes les familles avaient un cochon. Un
professionnel venait pour le tuer. Quatre
personnes le tenaient, un par pied, et le tueur le saignait. Après on l'arrosait d'eau bouillante et on le raclait. Ensuite le soir, quand la viande était froide, le tueur revenait pour la découper et puis c'était pâté, petit salé, saucisse, jambon, boudin ..... Louison, la grand-mère de Roger Ségala, faisait un
cochon toutes les semaines, sauf
l'été. Elle vendait les fritons aux habitants du village qui venaient, avec leur assiette, les acheter tout chauds. C'était bon ! Commentaires sur les récoltes en ; en annexe, le
détail des cultures.
1914 : Blé en dessous de la moyenne - la grêle a
enlevé la récolte de vin et de tabac -
toutes les autres récoltes détruites. 1915 : A été très éprouvée - orages en juin - 2/3
des récoltes de Saint-Géry et
Masséries, en totalité à Bouziès bas- 9/10 de perte dans les vignes. 1916 : Très mauvaise récolte pour la vigne
1917 : Tabac et vigne entièrement détruits- grêle en
juillet - Année miséreuse où la
grande généralité des familles manque d'un peu de tout. 1918 : Sécheresse - la vigne, le tabac et les pommes
de terre ont souffert - année
mauvaise. Le plus grand nombre de famille manque d'un peu de tout surtout de pommes de terre et de légumes secs. 1920 : Bonne année pour les pommes de
terre
1945 : 70 exploitations agricoles - 52 hectares de
vigne.
Il y avait plus de 40 propriétaires. Tout le monde
avait un morceau de terre prés de la
rivière, des jardins partout. Il y avait aussi beaucoup de métayers, ainsi que des bonnes dans toutes les grosses fermes. Et tout ce monde vivait bien, alors que maintenant les exploitations agricoles ont bien des difficultés. Certes, les frais étaient moindres et on se contentait de peu. |
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J'ai toujours connu l'église actuelle, mais
l'ancienne avait été démolie peu avant de ma naissance par
un architecte départemental qui fit démolir toutes les églises romanes de son territoire pour les remplacer par des églises "modernes».... et bien moins belles. La première église ancienne qu'on retrouve dans la
vallée est celle de Larnagol. Ce village était en
dehors de son action ! C'est lui aussi qui fit démolir l'ancien pont de Cabessut. |
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Aux Masséries, c'est l'inverse qui s'est produit :
l'église primitive se trouvait dans
le cimetière qui était situé comme actuellement. Elle fut édifiée en 1878 et sa cloche a été baptisée "Caroline" car elle fût donnée par Caroline Bulit de Laroumiguière. Après l'école, une fois par semaine, durant
l'interclasse de midi, nous avions
catéchisme. Je me rappelle que le curé nous retenait longtemps, il était sévère et après il fallait faire vite pour manger et revenir à temps à l'école. Le presbytère était dans l'actuelle pharmacie. Bien avant moi, il y avait des sœurs comme
institutrices. A la séparation de
l'église et de l'état, en 1905, elles ont dû quitter les locaux d'école pour l'actuelle maison Chibary à Lérau. Il y a encore un portail avec une croix. Ensuite, elles ne faisaient que le catéchisme. Mes premières prières, je les apprises là, avec la Mère comme on disait. Pendant la guerre, elles organisaient des réunions pour prier pour les soldats. Elles vivaient chichement d'aumônes et des produits du jardin. Monsieur le curé vivait avec sa mère et sa sœur.
J'étais seule de mon âge alors je
marchais avec les plus grands que moi. Ainsi j'ai fait la communion à dix ans et non à douze, d'autant que le curé devait partir et qu'il n'y en aurait pas d'autre après lui. C'était en 1920. Pour Pâques, je me souviens être allé à l'église
avec des oranges et des
fanfreluches attachées au rameau. Sainte Philomène
C'était un pèlerinage d'un jour fin juin. C'était
les sœurs qui l'avaient instauré.
Elles avaient trouvé une relique - un ongle. Comment avait-il atterri aux Masséries? Mystère. On promenait, en procession, avec une bannière, la
relique placée dans une
châsse. Une jeune fille du village faisait la
représentante, habillée en blanc avec une
ceinture rouge, une couronne sur la tête. A pied, entourée des autres enfants et suivie par la population, Sainte Philomène allait à travers le village. Une année aux Masséries basses, une année aux Masséries hautes. Il y avait un reposoir sur la place en face de la maison Pomié-Camboulives et un autre sur la place derrière chez Balitrand. La cérémonie se composait de prières et de chants.
Toute la population était là,
même des villages voisins. C'était une fête, les gens invitaient la famille, les amis. On partait de l'église, vers chez Marcouly (Pomié), on continuait par le "carretal" (chemin privé) puis devant chez Marty, et on arrivait devant le reposoir. Le début de la procession se regroupait pour permettre à ceux qui arrivaient de se regrouper aussi. Cela représentait peut-être 150- 200 personnes. Aux Masséries hautes, de l'église à la place, on continuait devant chez Ségala, Milhau, devant la forge, puis la place. Il fallait s'arrêter pour laisser passer la queue de la procession. Les gens étaient deux par deux; les enfants devant, puis les femmes et ensuite les hommes. Je me souviens des chanteuses de Vers qui montaient aux Masséries pour cette journée Des dons en or étaient faits : des chaînes, des
sautoirs. Tout a été donné à
l'évêché quand la fête s'est arrêtée dans les années 1960. Seul le doré est resté dans la châsse. C'est Gaby Andrieu qui fut la dernière
représentante de Sainte Philomène. Il y
avait un peu moins de monde ; et puis un jour, l'Eglise a déclaré que Sainte Philomène n'était plus une sainte ! Pour les personnes âgées qui y croyaient vraiment cela été un choc.
Je me souviens également de la fête du Sacré-cœur.
Il y avait aussi une
procession et on couvrait les ronces avec des draps autour de l'église et du reposoir. Et avant la séparation de l'Eglise et de l'Etat,
celle-ci se souciait de celui-
là |
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A l'époque, l'école occupait tout le
rez-de-chaussée de la Mairie actuelle. Il y avait deux classes,
garçons à gauche, filles à droite. Et puis, petit à petit, les effectifs diminuant, il y a eu ce qu'un appelle aujourd'hui un regroupement pédagogique. L'école de Bouziés-bas a été fermée et l'école de Saint- Géry a été réduite à une classe. Il faut noter tout de même, que ce regroupement n'a donné lieu, à l'époque, à aucune grève ou occupation de locaux; de même que les instituteurs n'ont pas été pris en otage. C'était inconcevable. J'ai fait mes premières classes à l'école de
Pasturat. Je montais à l'école avec ma sœur Marinette. Il y
avait une seule classe, gerçons et filles, toutes les sections réunies, y compris, une section enfantine où était Marinette. De temps en temps, l'instituteur me disait " va faire faire un tour à ta petite sœur" et je l'emmenais aux cabinets. Je me souviens, que l'instituteur assistait à la
messe, le dimanche, dans le chœur, d'où il pouvait
surveiller ses élèves. C'était aussi son rôle d'accompagner ses élèves partout où étaient en groupe, notamment à la messe. Ensuite je suis allé à l'école de Saint-Géry, Sa
construction avait été décidée par mon grand-père
lorsqu'il était maire. Le bâtiment comportait la mairie et l'école avec deux classes et le logement du ménage d'instituteurs. Je me souviens avoir eu, dans cette école, entre
autres camarades, le fils du chef de gare. C'était un
fameux loustic ! Il a été capable de faire l'aveugle pendant une semaine pour ne pas aller à l'école. Ses parents étaient inquiets, ils l'ont amené à Cahors, et finalement la supercherie a été découverte. Il a dû attraper une bonne fessée ! En 1916, à l'âge de six ans, je suis allée à
l'école aux Masséries avec une dizaine d'autres enfants.
L'école était dans la maison actuellement habitée par Mme Delbreil. Encore aujourd'hui, nous désignons ce bâtiment par "ancienne école". Il y avait aussi une école à Bouziés-bas et un poste double à Saint-Géry. On apprenait un peu de tout : géographie, histoire,
grammaire. Nous faisions aussi des dictées et des
rédactions. Je me souviens, tous les matins : morale ; le mercredi : instruction civique et le samedi : savoir vivre- conduite- politesse, savoir se tenir à table, saluer. Dans la cour de récréation, on jouait à la corde.
Cela consistait à s'attraper les uns les autres: celui
qui s'était fait prendre donnait la main à celui qui l'avait attrapé et ainsi de suite : on faisait une corde. Il y avait aussi le saut à la corde, la petite balle
contre le mur, pas de ballon encore et les billes pour
les garçons. Mais comme j'avais un frère, j'ai également joué aux billes. Après le certificat d'études, certains troquaient le
crayon pour le manche de la bêche. Certains
continuaient encore deux ans, dans les écoles libres à Cajarc ou à Luzech. Je devais garder ma grand-mère infirme ; je
n'allais donc à l'école que l'après- midi et mon oncle me
faisait étudier, le soir à la maison, avec une petite lampe, car il n'y avait pas encore l'électricité. J'aimais bien apprendre et aussi j'ai réussi tout de même à avoir mon certificat d'études. Nous avions un instituteur qui ne nous faisait pas
trop travailler. Il nous apprenait à faire des nasses
pour attraper les poissons. S'il voyait une personne passer dans la rue, il nous laissait seuls dans la classe pour aller la voir .....surtout si c'était une dame. Je n'ai connu que Mme Rives. Elle avait un jeune
enfant et ne savait qu'en faire pendant la classe.
Aussi, elle avait demandé à ma mère de me mettre à l'école, toute jeune, pour que nous jouions ensemble sous le préau. Les cours allaient jusqu'au certificat d'études. Je suis allé à l'école aux Masséries, à l'école
publique avec une douzaine d'autres enfants. Il y avait
un préau pour les filles et un pour les garçons ; idem pour les toilettes. Mais dans l'école, nous étions mélangés. En 1926, nous étions six à passer le certificat d'études. C'est le grand-père de Mme Soulié, qui était maire-adjoint et qui avait un cheval, qui nous a transportés le jour de l'examen. L'école des Masséries a dû fermer en 1955 ou 1956.
Il n'y avait plus que trois ou quatre
enfants la fréquentant. Nous sommes allés à celle
de saint-géry, avec M Couderc.
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Le grand événement de l'année, c'était la fête du
village. Quelques jours auparavant,
le boucher, le père Rey, procédait à l'abattage du bœuf gras. Il était sélectionné, choisi, engraissé tranquillement dans une étable. La cérémonie se situait au pied de l'ormeau qui était sur la grande place, en face de la maison du Maire de l'époque, M Rigouste. Au jour dit, toute la population se rassemblait
autour de l'ormeau, à distance
respectueuse et les enfants étaient tenus par la main, fort loin de là. Et M Rey opérait. Après quoi, il amenait la carcasse pour que la
viande se fasse tranquillement. Et le
samedi, tout le monde allait acheter son rôti, ou son pot au feu, pour faire bombance le jour de fête. Eloi Grimaud, le boucher, avait acheté un bœuf à
Jérémie Gasc. Il habitait dans la
plaine, et le nourrissait en conséquence. Il avait toujours les plus belles bêtes de la vallée. Ce bœuf était amené à Eloi, après l'avoir promené dans le village. Il l'attachait à l'ormeau, la tête très basse, et puis d'un coup de merlin l'assommait, et le saignait. Ensuite à l'aide d'un palan, il était hissé, éviscéré, pelé et découpé en gros quartiers. Le dimanche, une estrade était dressée : quelques
planches avec des piquets et peu
de buis autour. Un orchestre famélique (une trompette et un accordéon) faisait danser les gens toute la nuit du samedi au dimanche et surtout le dimanche soir, après avoir donné quelques aubades dans les maisons avec les conscrits. Un jeu de quilles, un casse-bouteilles et un marchand de confettis animaient les après-midi et soirées de fête On gardait l'orchestre trois jours. Il était
nourri chez les gens qui donnaient les
chambres. Il y avait beaucoup moins de frais. Une année le Conseil Municipal qui a fait la fête car il n'y avait personne pour s'en occuper. Il y a eu de l'argent de reste qui a servi à boire.... 100 bouteilles de Cahors. Nous étions aussi "noirs" que le vin ! La seule façon pour une jeune fille de rencontrer
un garçon qui ne soit pas du
village consistait à se faire inviter par une de
ses amies du lieu où se déroulait la
fête et d'y participer. A cette occasion, elle avait donc la possibilité de rencontrer d'autres garçons qui allaient d'une fête à l'autre, non pas en voiture, car difficile jusqu'à la guerre, mais le plus souvent à vélo, exceptionnellement en moto. La jeune fille se faisait inviter par une amie mais le gars, lui, devait se débrouiller par ses propres moyens et, bien sûr, sous l'œil de la future belle-mère, il rencontrait sa dulcinée. La fête des Masséries était organisée par les
jeunes de 20 ans ou plus, selon le
nombre, et elle avait lieu le premier dimanche de septembre, sur la place derrière chez Balitrand. Actuellement, au cadastre, elle porte encore le
nom de "Place du bal". La place
actuelle, devant l'église, n'existait pas. Elle a été aménagée en 1967, dans ce qui était le jardin du presbytère. Le dimanche et le lundi, un orchestre avec
cuivres, piston, trompette, trombone et
tambour sur une estrade faite de quatre piliers et de cordes de buis avec lampions, faisait danser la population. A la sortie de la messe, l'orchestre était là et il partait sur la place, avec le drapeau. Nous faisions des aubades qui ramenaient l'argent
et nous donner l'occasion de
boire. Et parfois, nous ne pouvions plus monter les escaliers ! Les filles ne participaient pas aux aubades. Les enfants et les jeunes faisaient la farandole avant la fin de la soirée en traversant tout le village. La fête de Bouziès-bas se tenait en hiver, en
novembre, au début sur la place, puis,
ensuite, en bas, à l'emplacement de l'arrêt de bus et sur la route. Il y avait si peu de voitures ! On mettait une charrette en guise d'estrade, il y avait un orchestre- Auguste Marty- Rémi Clary- le père Ladoux et un autre- parfois on en prenait d'autres venus de Sauliac. Par la suite, c'est un pick-up qui a été utilisé. La charrette était décorée avec des asperges tressées et des lampions. Il y avait aussi un jeu de quilles. La fête ne durait que le dimanche après-midi. La maison de ma mère qui faisait restaurant, était pleine. Mme Bouzou, qui tenait un café aux Masséries, lui prêtait des verres. Le monde venait des Masséries, de Saint-Géry et de Bouziès-haut. On invitait , la fête réunissait les familles. Et puis, en fin de soirée, on réveillonnait ici. Un vrai repas avec pot-au-feu, rôtis, gâteaux et tout. Il ne fallait pas faire semblant, c'était la fiesta ! Les gens mangeaient beaucoup à cette occasion. Le Roi de Fête : c'était les jeunes qui le
décidaient. Il n'y avait pas de date fixe.
C'était pour "manger" la caisse dégagée par la fête. C'était juste un bal avec accordéon. |
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LE PONT DE
SAINT-GERY |
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Durant des années le pont n'exista que sur le
papier, avant sa
construction, pour aller à Pasturat, il fallait traverser le Lot en bateau, prendre le bac. La construction a commencé en 1935 pour se terminer en 1937 mais, le Maire Rigouste était mort, il n'a pu être inauguré de suite. L'inauguration eut donc lieu le 16 octobre 1938,
après
bénédiction de Monseigneur l'Evêque et du curé Cubaynes, en présence de toute la population du village et des villages environnants, informée à l'aide de 115 affiches, 250 invitations, 300 programmes, sous la conduite de Louis Descremps, Maire de Saint-Géry et du- Ministre De Mongie, Ministre des travaux
publics
Député René Besse- Conseiller général
Préfet Cabuzat - Préfet du Lot.
Lors du banquet, je me rappelle que M De Mongie
était monté
sur une table et avait parlé pendant plus d'une heure. Il avait bonne tapette. Je me souviens des premiers mots du ministre qui avait dans son discours " la guerre a reculé". Il avait été, hélas, trop optimiste. Pour l'inauguration de ce pont dit " Pont
Rigouste" nous avons
fait des espèces de fleurettes avec un ruban de couleur qui tenait avec une épingle à boule. Nous avions un brassard tricolore et distribuions les fleurettes. Cela a été une grande fête avec un feu d'artifice tiré depuis un bateau. Il y avait beaucoup de monde. Nous faisions café à cette époque, mais j'avais plus
envie
d'aller danser que de servir l'apéritif. Il y avait beaucoup de monde . Nous avons fait une recette de 2 000 francs. C'était beaucoup. J'ai été le premier à emprunter le pont avant même
qu'il ne soit
terminé. Il n'était pas encore raccordé que j'y passais pour faire la tournée à Pasturat : on me mettait des madriers pour faire traverser. |
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LE PONT DES MASSERIES (voie
ferrée) |
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LE TUNNEL DE
SAINT-GERY |
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LE TRAIN |
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L'activité de la gare était importante : Le
courrier arrivait le matin à sept heures. Un gars le prenait et
le portait à la poste. Tous les matins, arrivait le train de Cahors, une grosse machine suant et souffrant, sifflait à l'entrée et à la sortie du village. Cela animait déjà tout le matin. Vers onze heures, le train de marchandises
s'amusait à pousser quelques wagons sur les aiguillages,
allait les chercher, en prenait d'autres et reconstituait son convoi. Il repartait en direction de Capdenac, vers midi. En début d'après-midi, un train de voyageurs amenait
ses clients jusqu'à Cahors et les ramenait le soir,
tranquillement, juste avant la tombée du jour. C'était déjà une activité importante. J'ai vu le train, la première fois, à Conduché,
pour aller à Velles un 15 août. Je me suis demandé, et j'ai
demandé comment on pouvait conduire sur ces deux rails si fins sans jamais le quitter. Je n'imaginais pas que le train fonctionnait sans volant. Nous avons donc pris le train à Conduché jusqu'à
Vers. Midi nous avons mangé à la Truite Dorée. Il y
avait des macaronis longs, et je n'ai trouvé rien de mieux pour faire l'intéressant que de les manger en les aspirant fort ! Je me suis fait rappeler à l'ordre " ici, ce n'est pas la maison". C'était mon premier repas au restaurant. Moi, la première fois que j'ai pris le train, c'était pour aller à Saint Martin-Labouval acheter
des
chaussures. Je me souviens qu'il y avait des toilettes dans le wagon. Il devait y avoir une gare aux Masséries. Cinq
conseillers étaient pour, mais finalement elle a été bâtie
à
Saint-Géry Le samedi à Cabessut, c'était une cohue
invraisemblable. Le train avait beaucoup d'importance.
En 1920-21, mon grand-père expédiait trois
barriques de vin, à Paris à un bistrotier. Celui-ci lui envoyait
les barriques vides et mon grand-père les renvoyait pleines, en port dû. La gare était bien équipée. Je crois qu'il y avait une plate-forme pour tourner les wagons, un gabarit pour la taille du chargement, deux voies de croisement, une voie pour garer un train, une lampisterie, la gare de marchandises ainsi que le truc pour remplir la chaudière des locomotives. Le train a remplacé la navigation, et maintenant
c'est la route qui a pris le dessus
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LE BAC |
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Celui de Bouziés-haut était tenu par Calixte.
C'était une grande barque qui permettait de traverser
avec une paire de bœufs et la charrette pleine de foin. Il y avait aussi des petits bateaux pour les personnes seules. Celui de Saint-Géry se situait à peu près, où le
pont fût construit et il était très utile aux maraîchers
de Pasturat pour aller vendre leurs marchandises. Il y avait également un passage "aux cuves" à la sortie du village, coté Vers, utilisé surtout quand l'eau était haute. Le passeur de Saint-Géry et le passeur de Galessie,
charriaient, avec un bateau de grosses pierres
pour renforcer la chaussée. Ils remontaient le Lot en tirant le bateau avec les cordes. C'était deux grands costauds ! Aux Masséries, ils changeaient de coté. Ils traversaient la rivière, à la rame, pour prendre le chemin de halage sur l'autre berge. A Iffernet il y avait un moulin à moudre le blé.
C'était au début du siècle. Une gabarre passait les
bœufs et la charrette de blé. La grande cale, au bord du Lot, était pour le service du moulin. L'éclusier, Saladié, était aussi garde-pêche. Il y
avait un escalier qui descendait à la chaussée et
quand les poissons frayaient, les gens les ramassaient à la main. Le garde criait depuis l'écluse, parfois même il traversait, mais quand il arrivait de l'autre côté de la berge, les gens étaient partis ! |
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LES VEHICULES |
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Nous avons souvent entendu nos parents,
grands-parents raconter
la vie au village, " autrefois" .Ces témoins s'en vont et cette histoire vécue disparaît avec eux. Elle n'est pourtant pas très ancienne puisqu'elle est, un peu de la fin du 19°, et surtout du 20° siècle. Les pages qui suivent sont le récit de souvenirs
de quelques-uns.
Elles racontent la vie, le travail, les amusements, l'affectif et les difficultés des familles de notre campagne au siècle dernier. Ce qui suit n'a rien d'historique et n'est pas limitatif . Je vous laisse le soin de continuer le récit. Nos
racines sont bien
vivantes, A nous de savoir les garder en mémoire. Je remercie plus particulièrement les personnes
ci-après pour
avoir bien voulu fouiller dans leur mémoire et leurs tiroirs : Gaby et Jeannot Andissac, Gaby Andrieu, Henri
Annés, Damien
Bessac, Maurice Blanc, Raymond Cayla, Pierre Decremps, Henry Ferrario, Gabriel Gardes, Jeanne et Daniel Guiral, Jeanne Labro, Thérèse Marty, Marthe Meulet et Denise Vertut. Nicole GUIRAL
Secrétaire de Mairie -Mai 1977/ janvier 2001
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